Ils agissent pour l’alimentation durable :

Dans le cadre du PAT, la Communauté de communes Cœur de Nacre s’est engagée en faveur d’une alimentation saine et locale : elle met à disposition 7 hectares de foncier agricole public, entre Courseulles et Bernières-sur-mer, pour l’installation de maraîchers bio. En 2025, les projets de deux duo de maraîchers ont étés validés, et d’autres installations pourraient voir le jour.

La ville de Colombelles se lance dans un Projet Alimentaire Territorial. Elle souhaite garantir le bien-manger pour tous et promouvoir l’alimentation locale dans ce qu’elle appelle une démocratie alimentaire. La proximité y est vue comme un impératif d’action publique. Une nouvelle direction des solidarités et de la cohésion sociale dans le but de mutualiser l’ensemble de son intervention dans le champ social en regroupant au sein d’une même direction le CCAS, les champs du logement, de l’emploi, de l’autonomie, et du développement social et territorial. L’objectif est de passer d’un territoire d’industrie à un territoire d’innovations sociales. Ce projet a vocation à inscrire des changements d’envergure sur le territoire en s’appuyant sur les fondations déjà posées en matière de développement d’une agriculture locale durable et bio, du développement d’espaces de culture (agriculture, jardins partagés et jardins familiaux, plantations d’arbres fruitiers dans l’espace public).

La Maison de l’alimentation durable a été repérée comme acteur-ressource par la Ville de Caen pour mettre en œuvre le projet de Maison de l’alimentation durable sur la presqu’île de Caen dans le cadre du projet RURBAN (programme européen URBACT). Le collectif La Maison réunit cinq porteurs de projet qui souhaitent fonder une alimentation durable dans un contexte de transition écologique globale. Leur objet est de favoriser une relocalisation de la production agricole et de la transformation artisanale dans le but de favoriser une alimentation durable pour tous. Cela passe par des actions de sensibilisation à travers notamment des ateliers jardinage (en bacs et en pleine terre), la mise en place de partenariats pour répondre aux besoins locaux) et des ateliers cuisine. La Maison se situe sur deux sites actuellement : la MIAM (Maison de l’Alimentation Durable de Caen) à Caen sur laPrequ’île, et la « Luzernière », parcelle d’1,5 ha sur Fleury-sur-Orne près de la ZAC des Hauts-de-l’Orne. L’action est pensée à l’échelle de l’agglomération caennaise, la Miam ayant vocation à s’élargir à un partenariat avec Caen la mer, voire à l’échelle départementale.

Le Groupement d’Achat solidaire et animé :
Depuis mai 2020, Le Tiers-Lieux Rive Droite, « la Bar’acc », a initié une démarche dénommée « Circuits Courts Rive Droite », afin de contribuer à structurer les circuits courts à destination de la Rive Droite de Caen pour rendre accessible à toutes et tous une alimentation durable, locale et de qualité. Cette démarche horizontale a donné lieu à une première action concrète : la création d’un groupement d’achat solidaire et animé, issu de la mobilisation citoyenne et de la solidarité entre habitants et producteurs. Cette action fait suite à une AMAP déjà animée par le tiers-lieu.

La ville de Louvigny :
La commune a obtenu en 2018 le label « Territoire de commerce équitable ». La commission qui pilote ce label s’intitule « Stratégie alimentaire locale » (5 élus et 3 citoyens). Elle a proposé cinq axes pour un plan d’action qui a été validé en conseil municipal :
1. Accompagner la transition agricole
2. Soutenir l’installation d’agriculteurs pour répondre aux besoins de la commune
3. Échanger des expériences
4. Sensibiliser le plus grand nombre aux enjeux d’une alimentation saine et durable
5. Renforcer l’accessibilité des produits biologiques et locaux (justice alimentaire)